#Netflix : Chez moi, je ne suis pas en sécurité…

Hogar, rebaptisé, The Occupant puis chez moi en français est un thriller psychologiquement déroutant porté par deux têtes d’affiches : Javier Gutiérrez et Mario Casas.

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#Netflix : Chez moi, je ne suis pas en sécurité…

Hogar est un long-métrage pour le moins déroutant réalisé par David Pastor et Alex Pastor. D’ailleurs, les deux frères sont aussi aux commandes de The Head, la nouvelle série avec Alvaro Morte dont nous vous reparlerons prochainement. Revenons donc à Chez moi, un film qui aborde la difficile descente aux enfers d’un homme et les conséquences de son désespoir.

Hogar/ Chez moi, une histoire commune qui vire à l’extrême :

Hogar raconte le quotidien de Javier Muñoz, un cadre qui avait auparavant une vie parfaite. Publicitaire, il a développé de nombreuses publicités à succès durant plusieurs années. Malheureusement, les temps ont changé et le succès n’est plus au rendez-vous. Au chômage, son CV ne fait pas le poids face à la nouvelle génération.

Pour économiser, lui et sa femme ont du se résoudre à quitter leur somptueuse appartement pour le louer à une autre famille. Alors que Javier descend peu à peu en enfer, il se met à espionner les nouveaux locataires et notamment le quotidien de Tomás, de sa femme et de sa fille. Ce passe-temps malsain prend une tournure encore plus sinistre lorsque Javier orchestre sa rencontre avec Tomás…

Qu’a Javier en tête? Pourquoi tient-il autant à se rapprocher de ses locataires?

Un film qui rassemble deux générations d’acteurs

David et Alex Pastor sont des réalisateurs aguerris qui ont obtenu le Premio Gaudí du meilleur film non catalan pour Los últimos días. Pour cette nouvelle réalisation, ils ont choisi de tourner à Barcelone, mais surtout de s’entourer d’un casting exceptionnel. En effet, ce long-métrage est surtout celui qui réuni  Mario Casas et Javier Gutiérrez. L’un est un comédien de séries devenu un acteur phare qui s’illustre aussi bien à la télévision qu’au cinema et l’autre est un doublement primé aux Premios Goya dont chacun de ses films est marquant. S’il fallait n’en citer qu’un nous retiendrons le bouleversant El autor.

Côté féminin, il y a deux seconds rôles : Bruna Cusí vue dans Instinto et Ruth Díaz (Si fueras tu).

Le film aurait du bénéficier d’une avant-première lors du festival de Malaga 2020 malheureusement annulé pour cause de covid-19. Par la suite Netflix a décidé de le sortir comme prévu sur sa plateforme lui offrant une diffusion mondiale.

La critique de la rédaction :

Hogar est un film déroutant. En effet, ce thriller psychologique nous fait vivre auprès de Javier Muñoz qui est un homme face à une situation que l’on pourrait tous connaitre à un moment de notre vie. Nous découvrons, son quotidien, sa descente aux enfers et sa référence en matière de bonheur qui n’est autre qu’une pub qu’il a conçu durant sa grande époque. Déprimé, l’homme ne prend pas conscience de ce qu’il a et préfère idéaliser la famille de quelqu’un d’autre plutôt que son fils et sa femme. L’herbe est-elle vraiment plus verte ailleurs?

C’est à cette question que semble répondre le film. La réponse est oui si l’on décide qu’elle l’est car au final tout est une question de subjectivité…

Ainsi, le film montre la décente aux enfers d’un cadre déchu et les limites qu’il est prêt à franchir pour retrouver son confort de vie. Nous retrouvons ici le Javier Gutiérrez de The autor et qui ne fait que confirmer ses talents. En effet, il est impressionnant dans ce rôle d’anti-héros proche de la folie qui n’a plus aucune limite pour retrouver sa vie.

De son côté, Mario Casas a un personnage plus en retrait. On y découvre un jeu plus timide et un rôle tourmenté par un sombre passé. Le duo se croise et s’entrecroise pour un final qui laisse sans voix dans un film noir et dérangeant quasiment hitchcockien dans son traitement du voyeurisme …

Hogar est à retrouver sur Netflix et qui offre une réflexion plutôt intéressant sur la vie. L’occasion d’avoir un aperçu du meilleur du festival de Malaga.

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