#Cannes2019 : 2 courts-métrages à garder en mémoire.

Le festival de Cannes touche à sa fin et alors que les remises de prix s’enchainent, nous vous proposons deux courts-métrages à suivre : Lucía en el limbo et MONSTRUO DIOS.

Le Festival de Cannes est l’occasion de rencontrer les cinéastes de demain. Ainsi, tous les ans, nous suivons de jeunes réalisateurs en compétition officielle ou parallèle.

MONSTRUO DIOS représente l’Argentine en compétition officielle :

Mention spéciale au Festival de Cannes, Mostruo Dios est un film énigmatique au synopsis très bref :

Une nuit brumeuse, les vaches s’enfuient, une fille est choisie et une adolescente tente de retrouver sa liberté. Dieu est maintenant une centrale électrique.

Quelques heures avant les résultats, nous avons rencontré la jeune Agustina San Martín qui vous donne les clés de son film en trois questions !

Comment est né ce projet ?
Dans un premier temps, je dirais que ce film est un peu inspiré de mes rêves, mais plus généralement, je dirais que la thématique de Dieu est très présente dans ma vie. En effet, ma mère est juive et mon père est catholique. Ils ont décidé d’élever ma soeur et moi sans nous parler de religion donc Dieu a toujours été pour moi une vague notion. L’idée du film est : «  que se passe t’il si Dieu est tout et n’importe quoi? ».

Pourquoi avoir choisi de mettre des enfants en avant?
Il y a beaucoup d’enfants qui n’avaient jamais été devant une caméra et l’avantage c’est qu’il avait cette pureté et cette innocence que j’ai retranscris à l’écran. Pour eux c’était comme un jeu et ils se mettaient rapidement dans la peau des personnages. Un adulte risque d’avoir plus de retenue par rapport au regard des autres.

Comment s’est passé le tournage?
Le court-métrage a été tourné en 4 jours et seule une actrice est professionnelle.Il a été un peu difficile car nous avons tourné de nuit sous la pluie et avec des enfants, mais malgré cela, nous avons résolu tous les problèmes.

Lucía en el limbo, le sexe à l’adolescence :

Lucia, 16 ans, veut plus que tout se débarrasser de deux choses : ses poux et sa virginité… Tel est le synopsis de Lucia en el limbo, le court-métrage de Valentina Maurel. Présenté à la 58e édition de la Semaine de la Critique, Valentina retrouve le Costa Rica dans le récit initiatique fiévreux et urbain d’une adolescente en proie aux mutations de son corps et de ses désirs.

Comment est né ce projet ?
J’ai grandi au Costa Rica et ce film était l’occasion pour moi de revenir dans le pays. J’avais beaucoup de souvenirs de mon adolescence donc j’ai décidé de faire un film sur cette période de la vie. C’est un moment d’incertitude où l’on est pleins de complexes.

Pourquoi avoir choisi la thématique de la sexualité?
J’avais envie de parler des contradictions auxquelles doivent faire face les jeunes filles qui veulent devenir des femmes. On attend d’elles qu’elles soient séduisantes, mais en même tant lorsqu’elles le sont, elles deviennent des proies. Elle deviennent un objet de désir mais elles deviennent moins désirables dès qu’elles mettent en avant leurs propres désirs.

Tu parles à la fois français et espagnol, quelle sera la langue de ton prochain projet?
J’aimerais continuer de travailler en espagnol et je prépare un long-métrage sur la même thématique que j’aimerai tourner au Costa Rica.

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