#Cannes2019 : Nuestras madres remporte le prix SACD

Nuestras madres a remporté le prix SACD lors de la clôture de la Semaine de la critique. L’occasion pour nous de rencontrer César Diaz son réalisateur qui vous parle de son long-métrage.

Avant première mondiale, Nuestras Madres est film tourné au Guatemala qui revient sur une période dramatique du pays : celle de la guerre civile. Son réalisateur qui a fait ses études en Europe a choisi de travailler sur une fiction certes, mais inspirée des témoignages qu’il a rassemblé lors de ses recherches.

Rencontre avec César Diaz :

La critique de la rédaction :

Guatemala, 2018. Le pays vit au rythme du procès des militaires à l’origine de la guerre civile. Les témoignages des victimes s’enchaînent. Ernesto, jeune anthropologue à la Fondation médico-légale, travaille à l’identification des disparus. Un jour, à travers le récit d’une vieille femme, Ernesto croit déceler une piste qui lui permettra de retrouver la trace de son père, guérillero disparu pendant la guerre.

Nuestras Madres est un film fort inspiré de faits réels qui  retrace le parcours des survivants du génocide guatémaltèque. Le long-métrage montre comment ses femmes qui ont tout perdu arrivent à continuer de vivre et de se battre. D’ailleurs, ces femmes n’ont pas été choisies au hasard puisque ce sont de vraies victimes de la guerre. 

L’objectif du réalisateur était de transmettre la force de villageoises face à l’injustice. En effet, ce génocide reste à ce jour l’un des moins connus à travers le monde. Au total, 200 000 indiens ont péri au sein de l’horreur de la guerre entre un mouvement révolutionnaire et les américains. 

Le procès du film est un mélange de plusieurs procès. D’autres sont encore en cours. L’un des plus importants a été le procès pour génocide du dictateur Efrain Rios Montt, qui avait pris le pouvoir en 1982. Il a été jugé et condamné en 2013 à 80 ans de prison ferme (50 pour génocide et 30 pour crimes contre l’humanité). Quelques jours plus tard, la cour suprême a invalidé le jugement et l’a laissé en liberté. 

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