#Cinehorizontes : 20 ans de cinéma espagnol de Marseille

Voilà 20 ans que le Cinehorizontes s’est installé à Marseille. Un festival dédié au cinéma espagnol qui s’ouvre sur le monde et une sélection que vous pouvez découvrir si vous êtes de passage par le sud.

Après une dix-neuvième édition partiellement annulée, le Cinehorizontes est de retour en 2021 pour célébrer le meilleur du cinéma espagnol. Cette 20ème édition présentera, comme d’habitude, d’autres moments forts mais toujours des fictions, des documentaires et des courts-métrages en compétition, des films en panorama, des thématiques passionnantes, des soirées festives et des journées spéciales…

Judith Colell, qui a été Présidente du Jury CineHorizontes 2014, revient donc à Marseille comme Marraine de notre 20e édition. A cette occasion elle présenterason nouveau film, ‘15 horas’, en Grande Compétition Fictions. Intégralement tourné en République Dominicaine, ce travail qui parle de la maltraitance des femmes vient de gagner le prix Signis de l’Association Catholique Mondiale pour la Communication et a été présenté en juin dernier au Festival de Cinéma Espagnol de Málaga.

La compétition officielle :

Cette année, la compétition officielle rassemble des films qui sont pour la plupart projetés pour la première fois.

Des films fantastiques, des désirs de liberté, des aspirations à redéfinir sa vie à l’âge mûr, des femmes pleines du désir d’être à nouveau heureuses dans un monde rural qui se vide de ses habitants et même deux sortes différentes de vampires ! La Grande Compétition 2021 arrive riche en couleurs et en nouveaux visages (Ain- hoa Rodríguez, Clara Roquet, Igor Legarreta, David Martín de los Santos) qui se mêlent à d’autres déjà consacrés (Juanma Bajo Ulloa, Aranoa/Colell).

On remarque la présente du film Libertad de Clara Roquet présenté cette année à la semaine de la critique du Festival de Cannes et pour lequel nous avions pu rencontrer les deux comédiennes principales

Pour la section documentaire, le festival a choisi cinq oeuvres très différentes qui proposent un éventail de thèmes qui occupent et préoccupent la société espagnole.

Les films hors compétitions :

Quelle meilleure façon de le fêter cet anniversaire sinon avec le nouveau film (en avant-première à Marseille !) du plus international des réalisateurs de ce pays magnifique ? Le Cinehorizontes rend un hommage à Pedro Almodovar en projetant  Madres paralelas en présence de l’acteur Israel Elejalde. Le focus Almodovar compte aussi la projection de Julieta.La clôture sera aussi l’occasion de projeter la voix humaine l’adaptation de Pedro Almodóvar du texte de Jean Cocteau ‘La voix humaine. Ce court-métrage de 30 minutes reprend le texte du polyfacétique créateur français et l’actualise grâce notamment à l’intelligence du réalisateur ‘manchego’ et à la maîtrise du jeu de Tilda Swinton. 

En hommage à Mario Camús, réalisateur et figure essentielle du cinéma espagnol qui a débuté dans les années 60 et a signé son dernier travail en 2007, les organisateurs projetteront Les saints Innocents, une histoire qui parle de l’Espagne rurale avec Paco Rabal et Alfredo Landa (Meilleure Interprétation Masculine au Festival de Cannes de 1984).

Une fenêtre sur le cinéma basque et sur le flamenco

Le festival a choisi de mettre en lumière ce cinéma particulier souvent lié à sa langue (l’euskera, dont on ne
connaît pas bien ses origines), à son Histoire (légendaire et pleine de mythologies ou bien récente et chargée de conflits sociaux), à sa nature (toujours débordante et mystérieuse) et à ses hommes et femmes (réputés froids et distants mais toujours remplis d’émotions).

Au programme : quatre fictions et un documentaire, certains en compétition, qui offrent un large panorama de cette culture si forte. Sorcières , vampires, mais aussi des fables modernes, des récits d’engagement politique et des expériences artistiques. Le tout présenté par le directeur de la Filmoteca Vasca, Joxean Fernández.

Le festival s’est aussi focalisé sur le flamenco vu par le cinéma des temps modernes en programmant quelques documentaires récents exceptionnels qui montrent comment l’art a atteint sa totale maturité en dépassant ses limites traditionnelles pour devenir simplement de l’Art, sans qu’il soit besoin d’étiquettes en projetant notamment Impulso, Trance, Niños somos todos et Israel Galvan, l’accent andalou.

Envie de découvrir le programme dans son intégralité? Rendez-vous sur le site officiel du festival. Le port du masque et la présentation du pass sanitaire sont obligatoires pour accéder à toutes les séances.

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