Paco Leon : « Ma principale source d′inspiration est la réalité »

A l’occasion de la sortie dans les salles françaises de Carmina, Paco Leon, le réalisateur revient sur quelques points qui caractérises ses oeuvres si populaire. Paco Leon est-il le nouveau Pedro Almodovar? 

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Paco León, Carmina !, vous inscrivez- vous dans la veine des comédies noires italiennes des années 70-80, de Dino Risi, Ettore Scola… voire d’autres réalisateurs plus contemporains qui vous auraient influencés ?
Tous les films que j’ai vus et que j’admire du cinéma italien auquel vous faites allusion, et bien d’autres, m’influencent certainement lors du tournage de mes films. Néanmoins ce n’est jamais prémédité. Mes références je les puise dans la réalité, ce que je vois autour de moi m’inspire constamment.

Ce film politiquement incorrect est-il une satire et une caricature de la corruption, de l’immoralité d’une société disloquée, ou bien un simple témoignage réaliste de cette société ?
Je ne cherche pas à faire de cinéma social, cependant, ces questions ressortent toujours lorsque l’on dresse un portrait. Pour moi Carmina ! est un portrait, une photo instantanée, d’un personnage inspiré et interprété par ma mère. Et dans ce «Polaroid» se glisse le contexte social, la crise en Espagne, l’immigration, la monarchie… mais par dessus tout c’est l’image humaine d’une femme, Carmina, une sorte d’héroïne contemporaine.

Votre mère et votre sœur sont actrices, d’ailleurs elle jouent dans le film, êtes-vous issu du sérail ? Non, pas tout à fait. Quand j’ai commencé à jouer dans des films j’étais le précurseur. Ce n’est que plus tard, étant déjà connu comme acteur, que ma sœur a voulu tenter sa chance dans ce milieu. Elle s’est tr