“Faire disparaître l’actrice” : Sara Casasnovas face à l’intime de Romería Latinas en lumière

On a vu Sara Casasnovas évoluer au fil des années, s’imposer dans le paysage audiovisuel espagnol, explorer des rôles variés sans jamais perdre en justesse. Aujourd’hui, elle revient avec Romería, le nouveau film de Carla Simón, présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2025.

“Faire disparaître l’actrice” : Sara Casasnovas face à l’intime de Romería Latinas en lumière
“Faire disparaître l’actrice” : Sara Casasnovas face à l’intime de Romería Latinas en lumière

Un projet intime, ancré en Galice, qui aborde la mémoire, les silences et les tabous liés au sida. Le film sort en salles françaises le 8 avril.

Avec Latinas en lumière, La Montée Ibérique met en avant les femmes qui façonnent le cinéma et les séries latines aujourd’hui.Le choix de Sara Casasnovas s’est imposé naturellement. Actrice que l’on a vue évoluer au fil des années, elle revient ici avec un projet profondément personnel, tourné en Galice, sa terre natale, et porté par une réalisatrice dont le cinéma explore l’intime avec délicatesse.

Sara Casasnovas : un rôle qui accompagne la découverte de nos racines

Cet échange a été tourné lors du Festival de Cannes, à l’écart de l’agitation et hors cadre strictement promotionnel. Nous avons rencontré Sara Casasnovas pour un moment suspendu, sur une terrasse, le temps d’une conversation autour de son métier, de son rapport au jeu et de son expérience sur Romería. Nous remercions son agence, qui a rendu cet entretien possible et a accepté de s’inscrire dans le format Latinas en lumière, alors encore en phase de développement.

Une rencontre avec Sara Casasnovas au Festival de Cannes

Actrice espagnole originaire de Galice, Sara Casasnovas débute sa carrière entre théâtre et productions régionales avant de se faire connaître du grand public grâce à la série Amar en tiempos revueltos, dans laquelle elle incarne le personnage d’Alicia Peña. Elle enchaîne ensuite les projets à la télévision, notamment dans SMS: Sin miedo a soñar ou encore Sin identidad, tout en développant une trajectoire plus discrète au cinéma.

Formée au théâtre, elle a développé très tôt un rapport exigeant au jeu, fondé sur le travail du corps et de la présence. Cette base scénique continue d’influencer son approche de l’interprétation, nourrissant des performances à la fois sensibles et maîtrisées.

Finalement, elle est une actrice espagnole reconnue pour la richesse de ses rôles à la télévision comme au cinéma. Au fil de sa carrière, elle s’est imposée par une approche sensible et exigeante du jeu, naviguant entre projets populaires et œuvres plus intimistes. Avec Romería, elle s’inscrit dans un projet singulier porté par Carla Simón, dont le travail explore les liens familiaux, la mémoire et les héritages invisibles.

Romeria, une quête pour mieux comprendre son identité :

Présenté au Festival de Cannes 2025, Romería suit une jeune femme partie sur les traces de ses parents disparus, morts du sida, dans une Galice marquée par les silences et les non-dits. À travers ce récit, Carla Simón poursuit son exploration d’un cinéma profondément ancré dans l’intime, où l’histoire personnelle rejoint une mémoire collective.

Afin d’obtenir un document d’état civil pour ses études supérieures, Marina, adoptée depuis l’enfance, doit renouer avec une partie de sa véritable famille. Guidée par le journal intime de sa mère qui ne l’a jamais quittée, elle se rend sur la côte atlantique et rencontre tout un pan de sa famille paternelle qu’elle ne connait pas. L’arrivée de Marina va faire ressurgir le passé. En ravivant le souvenir de ses parents, elle va découvrir les secrets de cette famille, les non-dits et les hontes… 

Pourquoi cette rencontre ?

Avec cet épisode de Latinas en lumière, l’ambition est de capter autre chose qu’un simple discours promotionnel : un regard, une sensibilité, une manière d’habiter son métier.Dans cet échange, Sara Casasnovas évoque notamment cette idée centrale : faire disparaître l’actrice pour laisser pleinement exister le personnage. Une vision du jeu qui résonne particulièrement avec l’univers de Romería, et qui donne à ce portrait une dimension à la fois artistique et intime.

Cet épisode de Latinas en lumière occupe une place un peu particulière dans la construction du format. Tourné lors du Festival de Cannes, à un moment où le concept était encore en phase d’évolution, il se distingue des épisodes plus récents par une approche plus spontanée et moins incarnée à l’image. Ce contexte de tournage, plus libre et hors des cadres habituels, a permis de capter une parole différente, plus intuitive, en résonance avec la personnalité de Sara Casasnovas. Là où les épisodes récents de Latinas en lumière s’inscrivent dans une mise en scène plus structurée, celui-ci propose une forme plus organique, presque suspendue, qui laisse davantage de place à la réflexion et à la sensibilité.

Ce décalage fait aussi partie de l’évolution naturelle du format, qui continue de se préciser au fil des rencontres et des tournages.

Découvrir les autres épisodes de Latinas en lumière

Pour découvrir l’évolution du format et d’autres portraits de femmes de l’audiovisuel latino, vous pouvez également retrouver les épisodes consacrés à Michell OrozcoMónica Mara ou encore Candela Saitta.

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