Mario Casas : « Être un agent secret comme Zeta, c’est jouer un rôle toute sa vie » Prime video

Mario Casas sous les traits d’un agent secret insaisissable. Dans Agent Zeta, actuellement dans le Top 10 de la plateforme Prime Video, l’acteur espagnol s’immerge dans un rôle physique et psychologique intense, préparé aux côtés de professionnels du renseignement. Entre scènes d’action, entraînement militaire et plongée dans l’univers du CNI, il revient sur les coulisses d’un tournage exigeant et sur un personnage qui brouille les frontières entre jeu et réalité.

Mario Casas : « Être un agent secret comme Zeta, c’est jouer un rôle toute sa vie » Prime video
Mario Casas : « Être un agent secret comme Zeta, c’est jouer un rôle toute sa vie » Prime video

Acteur caméléon, Mario Casas s’impose depuis plusieurs années comme l’une des figures incontournables du cinéma espagnol, naviguant avec aisance entre films populaires et projets plus intimistes. De thrillers nerveux à des œuvres d’auteur, il construit une filmographie marquée par une prise de risque constante. Aujourd’hui, il endosse le rôle de Zeta dans Agent Zeta réalisé par Oriol Paulo (Les Lignes courbes de Dieu), un agent du CNI contraint de replonger dans une mission qui le lie intimement à son passé et à son propre père. Un retour sur le terrain qui le propulse au cœur d’une traque aux enjeux personnels et politiques, entre Europe et Amérique latine.

Mario Casas un monsieur tout le monde en réalité hors normes.

Tu es l’agent Zeta dans ce nouveau film à découvrir sur Prime video mais qui est Zeta ?
J’interprète Zeta, un agent retraité du CNI, qui vit avec sa mère dans la Ribeira Sacra, dans un endroit spectaculaire, isolé, comme je te disais, du monde. Quelques années auparavant, il a vécu une mission qui l’a marqué à jamais, émotionnellement et physiquement, et il a décidé de disparaître, tu vois ? On retrouve le personnage dans une mission où cinq anciens agents du CNI sont également impliqués. Et la raison pour laquelle il doit revenir sur le terrain et redevenir un agent secret, c’est que son père est mêlé à cette mission. Disons qu’il va devoir le sauver…

C’est un personnage très fort et complexe. Est-ce que tu as pu te reconnaitre en lui?
Non, parce qu’on n’a absolument rien à voir et c’est paradoxal car en même temps oui, parce qu’au fond, il y a quelque chose de particulier avec les agents secrets du CNI : ce sont des acteurs en permanence. Ils doivent jouer face à la vie, face aux situations. En étant agents secrets, ils doivent mentir, et au final c’est un peu ce que nous faisons, nous les acteurs, tu vois. Donc c’est là que je peux le plus me rapprocher du personnage : dans l’interprétation, dans le fait d’être un agent secret.

Quelle partie de Mario Casas ne veut pas apparaître en Zeta ?
Il n’y a rien en lui auquel je ne voudrais pas ressembler. Je trouve que le fond de Zeta, même si c’est quelqu’un avec beaucoup de couches, c’est quelqu’un qui ne veut pas se montrer aux autres, peut-être pour ne pas être blessé, pour ne pas se dévoiler. j’aime beaucoup la personnalité de Zeta. Ses valeurs me plaisent énormément. Donc il n’y a rien où je me dirais : « je ne veux pas lui ressembler sur ça ». Et je l’aime davantage pour ce qu’il ne dit pas que pour ce qu’il dit.

L’agent Zeta : Comment Mario Casas gère t’il les situations de stress?

Quelle a été la situation la plus dangereuse pour Zeta ?
Les situations, elles, sont constantes.On le voit dès le début : il doit se rendre dans d’autres villes. Le film commence en Europe, en Estonie, à Tallinn, avec des poursuites en voiture. Ensuite au Brésil, à Rio de Janeiro, dans les favelas, où on a eu l’opportunité de tourner.Le personnage est constamment dans une action intense, effrénée.

Et toi dans la vrai vie? Est-ce que Mario Casas vit des situation extrêmes au quotidien?
Et moi, en termes de danger, peut-être des situations avec des fans. Je me souviens d’un moment au Chili, pendant la promotion d’un film : un ascenseur s’est ouvert, il était plein, plein, plein de monde dans un centre commercial. Des dizaines et des dizaines de jeunes sont entrés dedans. L’ascenseur a commencé à descendre, et moi j’ai commencé à crier : « s’il vous plaît, sortez ! », parce qu’il était en train de descendre. Donc je pense que c’était une situation assez dangereuse.

Mario Casas face à une préparation digne d’un entrainement militaire :

Comment t’es-tu préparé pour le rôle d’agent du CNI ?
Toute la préparation de Zeta, autant émotionnelle que physique avec l’entraînement militaire, a duré plusieurs semaines. Pour moi, c’était quelque chose que je n’avais jamais fait.J’avais déjà joué dans des séries policières, mais je ne m’étais jamais autant immergé dans quelque chose de réel. Par exemple : comment on sort une arme, comment on entre dans une habitation dans le film nous étions dans une grande propriété en Colombie et il fallait être le plus crédible possible.

Que retiens-tu de cette préparation?
Ça me fascinait. Avoir quelqu’un en face de toi dont c’est le métier, qui a été presque en situation de combat, au cœur de l’action, et qui t’apprend à tirer, à te déplacer… On faisait des exercices complètement fous, et moi je me sentais vraiment comme un militaire, comme un agent.

Quels types d’exercices as-tu affrontés, physiques ?
Il y a une scène de combat assez impressionnante dans le film. Avec Dani, on s’est demandé si on osait le faire, parce que moi je voulais en faire un maximum moi-même, avec le moins possible de doublures.Je trouve ça génial quand tu regardes ce genre de films et que tu vois les acteurs vraiment impliqués. En tant que spectateur, j’y crois beaucoup plus.Donc on a eu des jours de chorégraphies : ce sont des combats longs, avec des armes, des coups de poing, des coups de pied. On me projette contre des murs, on me lance…

Et sur le plan psychologique?
Rencontrer ces agents, ça été essentiel. Ils nous ont expliqué comment ils fonctionnent, comment ils travaillent.Il y a quelque chose qui m’a marqué : ce sont des gens normaux. N’importe lequel d’entre nous pourrait être agent. Et ça, ça m’a retourné le cerveau.Ils doivent mener une vie totalement normale pour que personne ne se doute de rien. Ils ont des enfants, les emmènent à l’école, ont des amis… et au milieu de tout ça, ils se font passer pour quelqu’un qu’ils ne sont pas.Je trouve ça fascinant. Il faut vraiment aimer ce que tu fais pour vivre comme ça, face à tes proches, sans pouvoir dire qui tu es réellement.

Un tournage en conditions réelles pour Mario Casas

As-tu utilisé de vraies armes sur le tournage d’Agent Zeta?
Non, jamais de vraies armes. On utilisait des armes à billes, à air comprimé. Avec José, qui nous formait, c’était très strict. Il voulait nous apprendre à faire les choses correctement, même en peu de temps. Il voulait que, quand un agent ou un militaire verrait le film, il se dise : « ils le font bien ».

Malgré cela, est-ce que tu avais la sensation d’être dans le réel?
Sur le tournage, surtout la nuit, c’était impressionnant : les armes avaient une lumière rouge, elles produisaient elles-mêmes le tir, le flash. À chaque tir, il y avait le bruit et le flash, grâce à l’air comprimé.Les armes venaient des États-Unis. Et franchement, on avait l’impression d’être dans un jeu vidéo. Pour nous, c’est un cadeau : pour un acteur, c’est jouer en permanence.

As-tu une anecdote à raconter ?
Ça m’a complètement retourné le cerveau.Après avoir terminé le film, j’ai reçu un message… enfin, on m’a envoyé un WhatsApp, et chez moi, j’ai reçu une note. Je ne sais même plus comment elle est arrivée.C’était une lettre de félicitations du CNI. Un vrai document, avec écrit « félicitations, Mario… ».Ce sont des choses qui te laissent un peu sous le choc. Tu te demandes : « mais ça vient d’où ? Qui connaît mon adresse ? »Mais bon, j’imagine que tout ça a à voir avec les espions et l’information.

Sources : Amazon Prime Video España

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