#ConectaFiction : Kate del Castillo vous parle de son travail

Actrice et productrice, Kate del Castillo s’est construit une carrière internationale sur laquelle elle est revenue lors d’une conférence virtuelle pour le festival Conecta Fiction. Un moment privilégier auquel nous avons pu assister.

Connue au départ pour son rôle dans la reina del sur, Kate del Castillo est surtout une actrice connue pour ses opinions et sa force de caractère. En effet, alors qu’elle est au sommet de sa carrière au Mexique, elle choisi de tout quitter pour recommencer aux Etats-Unis. Un parcours par évidement pour une comédienne qui chercher constamment à se renouveler et surtout à bousculer les préjugés ! A la tête d’une entreprise de production, elle travaille désormais avec Endemol, une collaboration qu’elle a expliqué lors d’une conférence virtuel à Conecta Fiction.

Kate del Castillo, une productrice qui cherche à faire disparaitre les préjugés.

Comment vous est venu ce désir de passer à la production?
Je me suis rendue compte qu’en travaillant comme actrice, on ne me donnait pas les rôles que j’avais envie d’avoir. A chaque fois, j’étais face à des personnage stéréotypés qu’on à l’habitude de voir en tant que femme latine. C’est pour cette raison que j’ai eu envie de me mettre à la production avec des amies. Nous avons une entreprise de production qui travaille avec Endemol.

En tant que femme et productrice comment pensez-vous pouvoir changer les choses ?
Changer les choses est à la fois un acte facile et difficile car pour faire évoluer les préjugés que l’on voit dans les fiction, il faut commencer par changer la trame narrative. Je pense que les femmes qui sont à des postes importants peuvent et doivent être acteur de ce changement .

Et homme dans tout ça?
On ne veut pas quitter la responsabilité des hommes, mais je pense que ce sont les femmes qui doivent aussi se battre pour changer et arrêter de créer des personnage stéréotypés. On peut créer des rôles de femmes indépendante. Dans les clichés que l’on retrouve, on créé toujours des femmes qui veulent se venger, qui sont des prostituées et qui attendent qu’un homme viennent la sauver. La réalité est totalement différente. On peut changer ces clichés.

Est-ce difficile de changer la perception qu’ont les gens des femmes latines ?
Oui, c’est difficile car les gens ont eu mal à le comprendre. Ça fait longtemps que ces clichés sont encrés dans notre société donc le changement c’est long. Par exemple, je suis une femme mexicaine, élevée dans la tradition et je suis consciente que ces choses sont ancrées dans notre société car moi même j’ai du vivre avec durant une partie de ma vie. Néanmoins, on peut changer, travailler entre femme et homme. Il faut bien choisir les scénaristes et développer des personnages plus réalistes.

Une artiste qui aime se lancer des défis :

As-tu des références en Europe?
Je trouve que le cinéma européen a moins de clichés et j’adore notamment le cinéma espagnol, français et britannique. Almodovar, Amenabar bien sûr, mais pas que, la liste serait trop longue.
J’aime aussi les séries européennes, étant enfermée, j’ai eu le temps d’en voir un certain nombre et je trouve que les séries britanniques par exemple sont très bien notamment dans la perception de la femme. Ils font des fictions très réalistes.

Bien que le contexte actuel soit compliqué, as-tu des projets professionnels? Nous lisons beaucoup de scénario. Personnellement, même si une équipe est là pour faire le tri, j’aime lire tout ce que je reçois. Avec la pandémie, je suis restée à la maison et j’ai pu en lire énormément.
Avant le confinement, je travaillais sur une pièce de théâtre et on devait faire sur 19 dates aux USA qu’on a bien évidemment pas pu faire.
Ensuite, j’ai un projet avec mon père, il s’agit d’une pièce de théâtre qu’on tournera au Mexique pour la diffuser.

Aura t’on le plaisir de te revoir au cinéma ou dans une série?
L’année prochaine, je vais tourner Armas de mujeres et ensuite la reina del sur saison 3. En parallèle, il y a aussi Doctor Shock dans lequel je joue une sexologue. Je suis à la fois actrice et productrice sur ce projet. Je joue un personnage drôle mais choquant qui a une drôle manière d’aider ses patients..
L’autre projet est un film inspiré de faits réels qui parle du trafic d’être humains.

Travailler en adéquation avec des convictions :

Comment collabores-tu avec Endemol?
On présente nos idées à Endemol car j’ai un contrat qui stipule que je dois leur soumettre chaque projet que je souhaite produire. S’ils le refusent, je peux le produire de mon côté et s’ils acceptent on le produit ensemble. On décide ensemble de l’équipe technique qui va collaborer sur le projet. On fait un peu des packages pour choisir ensemble. On est exigeant donc c’est un long processus mais qui vaut la peine.

Comment sépares-tu ton rôle de femme et d’actrice? Tu es aussi une personnalité impliquée dans la dénonciation des abus?
On vit dans un monde qui a besoin d’amour et les causes qui ont besoin d’être mises en avant sont nombreuses. Je ne peux pas aider tout le monde. J’ai choisi les causes qui me touchent le plus. Les droits des femmes par exemple me concernent car j’estime que j’ai vécu dans une société machiste. J’ai été dans un mariage violent et je l’ai rendu public, j’en ai fait un livre et l’abus des femmes me touche personnellement alors je me bats pour. Idem pour les trafics de personne. J’ai fait un film dessus, c’est un des trafics les plus rentable du monde comme la drogue. Ça m’a énormément touché, c’est une réalité dont je n’avais pas conscience.
En 3e, je défends la cause des animaux.

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