#Cannes2019 : Por el Dinero, l’artiste et l’argent !

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, Por El Dinero est un film Argentin réalisé par Alejo Moguillansky a marqué les esprits et a été encensé la critique. 

Inspiré de son propre vécu, Por el dinero n’est pas seulement l’oeuvre d’un homme, mais aussi celui d’un collectif :  El Pampero.

Por el dinero, comment faire cohabiter l’art et l’argent?

« On devait constamment travailler sur deux, voire trois projets à la fois. On était pour ainsi dire des ouvriers de luxe, et personne n’était assez riche pour nous payer. On devait faire à la fois les acteurs et les documentaristes. On devait être le peintre et sa muse, le poète et le paysage, le fusil et la proie, le turfiste et le canasson. Don Quichote en même temps que Cervantes. »

Une misérable troupe argentine composée d’acteurs, de musiciens, de danseurs, de cinéastes et d’une petite fille s’embarque pour une tournée, quelque part, en Amérique Latine. Si l’amour et l’argent sont deux mondes irréconciliables, Por el dinero sera l’histoire de cette tragédie.

La critique de la rédaction :

Quand les artistes se retrouvent dans l’impasse comment peuvent-ils s’en sortir ? Por el dinero est un film qui a pris le parti de nous immerger au sein d’une troupe de créatif qui exerce son art pour vivre voir pour survivre… Ils sont issus de disciplines différentes : acteurs, danseurs, cinéastes et même une enfant est parmi eux.

Pour sortir de leur pauvreté, ils partent pour une tournée théâtrale en Amérique latine. Mais amour et argent sont-ils compatibles ? 

Por el dinero est une fable sur la situation actuelle des artistes. D’ailleurs, le long métrage a eu une résonance pour de nombreux intermittents du spectacle. Comment simplement vivre et construire une vie de famille en voulant faire le métier dont on rêve?

Alejo Moguillansky présente un film à la fois réaliste et loufoque qui mêle fiction et réalité qu’il a réalisé grâce à El Pampero Cine, coopérative de production indépendante qui se donne pour objectif de produire un cinéma naturel sans passer par des intermédiaires. Un défi plutôt osé qui dure pourtant depuis une quinzaine d’année.

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